Louis Chassaignac de Latrade

Louis Chassaignac de Latrade, est né au château de Sauveboeuf commune du Lardin (Dordogne) le 25 Novembre 1811, mourut le 26 Décembre 1883 à Lescure, sur la commune de Rosiers de Juillac, dans sa propriété qu'il tenait de son père. Sa mère était originaire de la Fauconnie dans le canton de Terrasson (Dordogne). Après ses études au lycée de Bourges, il fut admis à l'Ecole polytechnique dans la promotion de 1831. Attiré très jeune par la politique, il s'engagea dans le mouvement républicain qui commençait à se manifester.

Impliqué dans le procès des « vingt-sept », et traduit devant la Cour d'assises, il fut acquitté mais décida d'abandonner la possibilité de carrière ouverte par l'Ecole polytechnique et se consacra entièrement à la politique. Il fut rédacteur dans le journal « Le National », d'Armand Carrel, jusqu'à la suppression de ce dernier en 1851. Républicain convaincu, il fut très surveillé par la Monarchie de juillet (règne de Louis-Philippe), et s'exila de lui-même aux Etats-Unis, puis en Angleterre. Rentré en France après 1840, et ayant étudié au cours de ses voyages la construction de lignes de chemin de fer, il participa à la mise en oeuvre de celles du Gard et devint le directeur du réseau à la Révolution de 1848.

Le gouvernement provisoire le nomma commissaire général le 16 mars 1848. Il fut élu simultanément par la Corrèze et la Dordogne à l'Assemblée constituante et, en 1849, le département de la Corrèze l'élut à l'Assemblée législative. Exilé par le Second empire en Belgique et en Espagne, il ne rentra en France qu'en 1861 grâce à une loi d'amnistie. En 1870, il fut nommé préfet de la Corrèze pour y organiser la défense nationale. Il fut un des fondateurs de la Troisième république. Son buste, inauguré par Paul Doumer le 28 septembre 1930, est à Rosiers-de-Juillac.

Son corps repose au cimetière de Segonzac.